CABINET TECHNIQUE D'ÉTANCHÉITÉ

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RÉGLEMENTATION THERMIQUE RT 2000

  Pourquoi ?

  L'engagement de la France à la suite des accords de Rio et de Kyoto a été de réduire les émissions de gaz à effet de serre, les consommations d'énergie et les charges qui en découlent afin de réduire la pollution atmosphérique. 

Cette réglementation RT 2000 remplace celle de 1998. Elle est applicable en France pour les bâtiments neufs résidentiels et tertiaires à compter du 1er juin 2001, c'est à dire  en septembre 2001 pour les marchés publics et en décembre 2001 pour les marchés privés. Elle prend en compte globalement les consommations d'énergie.

Elle n'est pas applicable en travaux de réfection.

Le texte vise à être plus simple pour être plus facile à appliquer - quoique beaucoup plus contraignante que l'ancienne réglementation -, à aligner les exigences entre l'ensemble des secteurs et à harmoniser la performance des produits en relation avec les  directives et les textes européens concernés. Elle modifie profondément les règles de caractérisation thermique et va générer des innovations en ce qui concerne les matériaux, les produits et les systèmes d'enveloppe (traitement des ponts thermiques, généralisation des vitrages peu émissifs, renforcement de l'isolation des murs.

Dans le futur, de nouvelles contraintes seront mises en place afin de renforcer les efforts. La prochaine étape sera la RT 2005RT 2005


Les Orientations

Cette Réglementation qui s'appuie sur les normes européennes, concerne tous les bâtiments neufs chauffés à plus de 12°c (résidentiel individuel et collectif, le tertiaire, les bâtiments d'enseignement, de soins, d'hébergement, etc...). Elle est unique pour l'ensemble des bâtiments avec un seul texte, une seule formulation d'exigence et un seul référentiel de calcul. Elle est applicable pour tous les permis de construire déposés courant 2001.

Elle ne concerne pas les bâtiments climatisés ou chauffés en raison d'un processus industriel ainsi que les piscines, les patinoires et les bâtiments d'élevage.

Le niveau d'isolation thermique des parois de l'enveloppe est identique quelque soit l'énergie utilisée pour le chauffage. Le calcul se fait par bâtiment (comme actuellement pour le résidentiel) et non plus par logement.

Elle prévoit des usages réglementés (chauffage + ventilation + eau chaude sanitaire + climatisation + éclairage + confort d'été) avec une nouvelle notion de consommation globale. Il faut respecter le confort thermique d'été , l'éclairage dans les secteurs du tertiaire, la ventilation et la qualité de l'air, le chauffage et l'eau chaude sanitaire. Il faudra afficher les frais de consommation en francs et en euros à titre d'information afin de permettre de comparer des locaux similaires.


Les Options

Soit sans calcul par application de solutions techniques descriptives présentées par les professionnels et approuvées par les pouvoirs publics français.

Soit par le calcul d'un coefficient "C - Consommation" qui est moins complexe que le coefficient C de 1998. Une option "Déperditions" correspond au calcul de "C" avec des équipements de référence.

La loi sur l'air de décembre 1996 prévoit la possibilité de changer d'énergie de chauffage au cours de la vie d'un bâtiment.

Les systèmes de ventilation sont valorisés en fonction de leur capacité à obtenir un haut niveau de qualité d'air.


Le Niveau de performance de l'enveloppe

C'est le coefficient Ubât qui caractérise l'enveloppe. Il se substitue aux coefficients GV et G1 et il s'exprime en W / (m²K).

Les déperditions de chaque paroi d'enveloppe (parois opaques horizontales, opaques verticales, vitrées) sont calculées de façon identique et exprimées par un coefficient de transmission surfacique moyen Km exprimé en W / (m²K). L'enveloppe du bâtiment doit être dotée d'un niveau de performance suffisant du seul fait qu'elle possède une durée de vie plus longue que les systèmes. L'accent est donc mis sur les éléments pérennes.

Les déperditions de l'enveloppe du bâtiment ne doivent pas être supérieures à celles que l'on obtiendrait si les coefficients U globaux des différentes parois sont:

  • Parois verticales :                                                                 U = 0,47 W / (m².K)
  • Combles en couvertures :                                                  U = 0,30 W / (m².K)
  • Toitures-terrasses en maçonnerie (hors parking) :     U = 0,36 W / (m².K)
  • Toitures en acier ou en bois:                                             U = 0,47 W / (m².K)
  • Fenêtres nues :                                                                     U = 2,45 W / (m².K)

(Le coefficient U correspond à l'ancien coefficient K de la règlementation de 1998)

Pour les bâtiments industriels, les chiffres sont à majorer de 25 %.

La perméabilité de référence à l'air  de l'enveloppe est de 1,2 m3 / (h.m²).

Par exemple, pour répondre efficacement à la nouvelle Réglementation thermique des fenêtres et des façades, il faut utiliser des profilés à rupture de pont thermique.

L'application de la nouvelle réglementation thermique aux parois suppose de développer certaines technologies, d'avoir recours à des matériaux spécifiques de type isolants ACERMI et d'adopter des Règles de calcul Th-k en relations avec les normes européennes (notamment au niveau des corrections des ponts thermiques). 

En ce qui concerne plus particulièrement les toitures, l'épaisseur des isolants sera beaucoup plus importante qu'actuellement, ce qui pourra provoquer des effets secondaires induits par des résistances thermiques importantes non encore expérimentées dans les bâtiments existants.

 

La Réglementation thermique - Source CSTB      


Pour tout savoir sur la RT 2000

Association des Ingénieurs en Climatisation Ventilation et Froid

www.aicvf-aquitaine.com

Centre Technique et Scientifique du Bâtiment

http://rt2000.cstb.fr

Pour tout savoir sur l'avenir

www.isolonslaterre.org

 

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